21/03/2007

Signes de réveil de deux volcans en Nouvelle-Zélande

Signes précurseurs du réveil de deux volcans néo-zélandais !

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Cliquez sur la carte pour visionner un agrandissement & une présentation des volcans actifs & zones géothermales de la Nouvelle-Zélande.

Depuis mai 2006, le Mt Ngauruhoe et son voisin, le Mt Ruapehu, montrent des signes de réveil.

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Photo issue de la webcam de l'organisme NZ "GEONET". Cliquez sur la photo pour visionner le volcan Ngauruhoe en direct.

On pense que les deux volcans partagent la même source magmatique sous la croûte terrestre.

Le Mont Ngauruhoe a montré une augmentation significative du nombre de séismes durant les huit derniers mois. Il est évident que le volcan est en train de "bouger" après plus de 30 ans d’un profond sommeil.

Le réveil des deux volcans est associé à un type de séisme de basse fréquence (ou longue période), qui est souvent lié au mouvement souterrain des gaz, d’eau chaude ou du magma. Les scientifiques les dénomment séismes volcaniques de type A & B.

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Graphique montrant la distribution des séismes en temps réel sous le Ngauruhoe. Cliquez sur le diagramme pour visionner cette information actualisée quotidiennement. La forme des séismes de type B est typique (amplitude initiale élevée suivie par un amortissement de l'amplitude sur une assez longue durée; c'est pourquoi ce type de secousses, typiquement d'origine volcanique, est aussi appelé "séismes longue période ou LP". Il sont provoqués par un phénomène de résonnance au sein d'un réservoir magmatique fermé (tout comme l'air insufflé dans des tuyaux d'orgue peut entrer en résonnance, selon une certaine fréquence, lorsqu'une extrémité du tuyau est fermé/bouché). Les séismes de type A signalent quant à eux la fracturation des roches (solides) au passage du magma (visqueux/plastique) qui tente de se faufiler vers la surface (début brutal correspondant à la cassure de la roche, haute fréquence et amortissement rapide). Sur ce graphique, la plupart des séismes enregistrés sous le Ngauruhoe sont de type A. Un séisme de type-B (en violet) est cependant présent.

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Cliquez sur le logo pour "écoutez" le bruit des séismes volcaniques et en savoir plus sur les différents types de secousses volcaniques ! 

 ou sur "Volcano Seismology" pour visionner les graphiques/séismogrammes correspondant aux différents types de séismes d'origine volcanique.

Toutefois, le volcanologue du G.N.S., Graham Leonard, a indiqué que, même si les deux systèmes volcaniques partageaient la même source magmatique, ils étaient bien séparés l’un de l’autre et pouvaient donc entrer en éruption indépendamment l’un de l’autre.

 

Avant le lahar de ce dimanche 18 mars, entre 4 et 60 tremblements de terre étaient enregistrés sous le lac de cratère du Mont Ruapehu. Cependant, pendant les 24 heures ayant suivi le lahar, le nombre de secousses détectées est monté à 100.

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Le Mont Ruapehu (dernière éruption en 1995) vu par la webcam

 

Selon les experts du G.N.S., il y aurait un risque légèrement accru d’éruption géothermale au lac de cratère du Ruapehu. Vous pourriez l'imaginer comme une éruption d’un geyser s’élevant d’environ 40 à 50 mètres au-dessus de la surface du lac.

 

Pour lire d'autres informations à propos de ce récent lahar & visionner des photos du lac de cratère du Ruapehu et du lahar du 18 mars derniers, cliquez sur le lien suivants :

http://users.skynet.be/lave.belgique/news_eruptions.htm#Ruapehu

 

Pour visionner des belles photos des volcans actifs et des zones géothermales (zones de bassins d'eau chaude d'origine volcanique et de geysers) de Nouvelle-Zélande, cliquez sur la photo ci-dessous !

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Le lac gris-vert de cratère (moyennement acide) du Mt Ruapehu et, au fond, le barrage naturel de téphra (matériaux pyroclastiques hétérogènes faiblement consolidés) haut de seulement +/- 5 mètres. C'est ce barrage naturel qui a cédé le 18 mars laissant échapper instantanément 1,3 millions m3 de débris et d'eau dans la vallée de la rivière Whangaehu, rappelant douleureusement  aux néo-zélandais la catastrophe qui s'est produite à la veille de Noël 1953 tuant 151 passagers d'un train qui n'allait jamais franchir un pont emporté par un lahar destructeur. Ce train reliait la capitale économique, Auckland, à la capitale administrative, Wellington.  Selon les études préliminaires, le récent lahar issu du lac de cratère du Mt Ruapehu, survenu le 18 mars, aurait été 25% plus important que celui qui a causé la tragédie de Tangiwai  en 1953.

 

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16:37 Écrit par Alain M./Alino dans Volcans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revil, volcans, nouvelle-zelande, seismes volcaniques |  Facebook |

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