10/04/2007

L'éruption explosive la plus longue des temps modernes; volcan Soufriere Hills sur l'île de Montserrat; 6ème partie

L’éruption d’un volcan gris (type explosif) la plus longue de l’histoire des temps modernes (près de 12 ans); Soufriere Hills sur l’île de Montserrat (archipel des Petites Antilles; Caraïbes).

6ème partie : de 2006 à aujourd'hui.

(d'après le descriptif, en anglais, de l'activité éruptive publié par le M.V.O.)

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Carte topographique de la partie sud de Montserrat.

 

En janvier 2006, l’ensemble du dôme continue à croître sur une large zone s’étendant du SO au NE, des aiguilles de lave sont observées dans la partie centrale et SE du dôme et des coulées pyroclastiques dévalent la vallée de la Tar mais ne parviennent pas jusqu’à la mer.

Au début de février 2006, l’extrémité méridionale du dôme est plus haute que son extrémité nord et toutes les aiguilles se sont effondrées. Le 10 février démarre une phase de rapide croissance du dôme (> 10 m3 /s initialement, décroissant avec le temps). Un très vigoureux et bruyant dégazage associé à un tremor spasmodique précède l’apparition d’un petit lobe lavique sombre sur le côté ouest du dôme de lave, occupant le vide situé entre le dôme de lave et le cratère NO. Fin février, le volume du dôme atteint 50 millions de m3 et des coulées pyroclastiques, se déversant dans la vallée de la Tar, sont générées suite à l’effondrement d’une aiguille de lave qui s’était mise en place quelques jours auparavant dans la zone centrale du dôme lavique. Début mars 2006, un très vigoureux dégazage a été vu sur le côté ouest du dôme de lave au-dessus de la vallée Gages. Vers le 20 mars, une augmentation du taux de croissance du dôme aux alentours de la région sommitale en direction de l’E et du NE est accompagnée de nombreuses avalanches rocheuses et de coulées pyroclastiques longues de 2 km dans la vallée de la Tar. Au début d’avril, des coulées pyroclastiques de taille modérée induisent une chute de cendres sur la partie occidentale de l’île. Peu après la mi-avril, la structure en dos de baleine, observée sur la partie du lobe lavique dirigée vers l’est, continue à grandir. Le 27 avril, les images thermiques signalent la présence d’un point chaud (> 400°c) sur les flancs est du dôme. Fin avril, des petites avalanches de roches et des coulées pyroclastiques continuent à être générées des flancs est du dôme, contribuant à remplir le haut de la vallée de la Tar. Le 11 mai 2006, le volume du dôme a atteint environ 80 millions de m3, avec une extrusion de lave jusqu’à avril qui a été estimée à 8 m3 /s en moyenne. Le 18 mai 2006, une large aiguille est observée dans la zone sommitale méridionale du dôme et atteint une altitude de 1006 m.

 

Le 20 mai 2006, un effondrement majeur de dôme survient. Le volume de lave emporté a été estimé à 90 millions de m3. La plupart de cette masse a été mobilisée en moins de trois heures. Le tremor/dégazage précurseurs ont débuté aux environs de 3h30 et les premières coulées pyroclastiques se sont produites aux alentours de 6h45. A 7h40, une explosion a donné naissance à un nuage de cendres qui a atteint quasi 17 km d’altitude, le plus haut nuage éruptif signalé depuis le début de l’éruption, il y a 10 ans. L’activité s’est fortement atténuée vers 9h00. Des blocs balistiques de plus de 35 cm de diamètre et pesant 15kg ont été trouvés dans les cratères des flancs NE du volcan. Des coulées pyroclastiques ont atteint la mer en générant un souffle ("blast") qui a envoyé des déferlantes en direction du NO vers le lieu-dit « Spanish Point » en brûlant la végétation. De violents dégazages et des émissions de cendres se sont produites dans la partie occidentale du cratère. Des vagues de tsunami ont été signalées à Antigua et à la Guadeloupe. Une grande partie du reliquat de dôme localisé au-dessus de la vallée Gages a été désintégré en laissant seulement deux piliers rocheux. D’importantes coulées de boue ont affecté tous les flancs du volcan ainsi que les pentes septentrionales de la zone de Centre Hills.

 

Le 23 mai 2006, un nouveau dôme de lave est observé dans le cratère et le sommet du dôme atteint 767 m. Le 2 juin, l’estimation du volume du dôme, à 11 millions de m3, permet de calculer un taux moyen d’extrusion depuis l’effondrement paroxysmal du 20 mai de 10 m3 /s. et, le 7 juin, le dôme atteint un volume de 20 millions de m3. Les 11, 12 et 17 juin, suite aux fortes pluies, des coulées de boue envahissent la vallée Belham et d’autres vallées entaillant les flancs du volcan. Episodiquement, des épisodes d’émission de cendres ont lieu. Pendant le mois de juin, le dôme a grossi a un rythme de 8 m3 /s pour atteindre un volume de 27 millions de m3.

Le 30 juin 2006, un effondrement partiel du dôme de lave commence à 12h55 et est précédé par un essaim de séismes LP qui avait débuté dans l’après-midi du 29 juin. Les coulées pyroclastiques ont atteint la mer via la vallée de la Tar. Le panache éruptif résultant s’est déplacé vers l’ONO en atteignant plus de 3500 mètres d’altitude. Le M.V.O. a estimé à 1-2 millions de m3 le volume de matériel mobilisé pendant cette phase mineure d’effondrement. Le 8 juillet 2006, un important signal indiquant des avalanches rocheuses accompagne un nuage de cendres qui atteint 1500 m. de haut et a été précédé, le jour avant, d’un essaim de 49 secousses LP. En juillet se produisent des coulées pyroclastiques dans la vallée de la Tar associées à des nuages de cendres et à des émissions et des retombées de cendres. Le 18 juillet 2006, le nouveau dôme a un profil asymétrique, avec une aiguille formée de blocs et atteignant 865 m. d’altitude. En août, une activité similaire se poursuit. Fin août, le flux de SO2 a atteint 1720 tonnes/jour alors qu’il est en moyenne de 500 t/j depuis le début de l’éruption et, le 31 août, la cote d’alerte est élevée au niveau 4 après que deux évents très bruyants et actifs se soient ouverts sur les flancs nord et ouest du dôme pour libérer vigoureusement de la vapeur d’eau et des cendres. Début septembre, de nombreuses coulées pyroclastiques et des avalanches rocheuses ont été clairement visibles sur tous les flancs du dôme de lave. Le 11 septembre, un grand lobe en relief développé sur le bord NE du dôme s’est effondré en générant une coulée pyroclastique dans la vallée de la Tar qui a presque atteint la mer. La croissance du dôme de lave et l’émission vigoureuse de cendre se sont poursuivies. Le 13 novembre, une intense activité pyroclastique a lieu dans la vallée de la Tar. Le 19 septembre, le volume du dôme de lave est estimé à 80 millions de m3, ce qui donne une extrusion lavique de 8 m3/s sur les deux derniers mois. Le 21 septembre, le niveau d’alerte est ramené au niveau 3. Le 9 octobre 2006, de fortes pluies ont généré des coulées de boue dans tous les drainages situés autour du volcan. Au début de novembre 2006, la croissance du dôme est focalisée sur le lobe, coupé vers l’est, situé sur la bordure NE du dôme sommital. Le dôme reste contenu dans l’enceinte du cratère au NO et déborde quelque peu vers le Goulets de Tuitt au NE. Plusieurs changements de direction dans la croissance du dôme sont observés jusque fin 2006. Le 24 décembre 2006, une émission de cendres est observée à un évent ouvert sur le côté ouest du dôme. A cette occasion, les nuages de cendre atteignent plus de 3500 mètres de haut et des petites coulées pyroclastiques circulent lentement, sur une distance de 500 mètres, dans le Goulet de Tyres. Durant les périodes d'obscurité, des avalanches rocheuses incandescentes sont clairement visibles sur un secteur allongé du NO à l’O et un épisode de tremor débute à 11h00 pour culminer entre 20h00 et 00h30 par un essaim de séismes LP. Ce regain d’activité induit l’élévation du niveau d’alerte de 3 à 4. Fin 2006, le volume du dôme est estimé à environ 200 millions de m3.

 

Le 3 janvier 2007, le dôme a surmonté le mur du cratère du nord au sud et à l’ouest. Une croissance notable du quadrant NO, à présent la zone la plus élevée du complexe de dômes, est observée. Le 4 janvier 2007, plusieurs coulées pyroclastiques dévalent la vallée Gages et dans le Goulet de Tyres. Le nuage de cendres atteint 2500 mètres de haut. Dans la vallée Gages, la longueur de la coulée pyroclastique, plus énergétique que dans la vallée de Tyres, a été estimée a environ 4 km. Le 7 janvier, on observe une forte activité pyroclastique avec 18 flots enregistrés dans les vallées de Tyres et de Gages. Le 8 janvier 2007, une activité explosive est audible à grande distance (3 évènements distincts sont enregistrés). Les coulées pyroclastiques descendent les vallées de Gages, de Tyres et en tête de vallée de la rivière Belham suggérant que la source des coulées pyroclastiques est haute sur la partie du dôme située derrière la Montagne Gages. A 6h45, la plus importante coulée pyroclastique jamais enregistrée jusqu’à cette date pénètre dans la vallée Belham et parcourt une distance d’environ 5 km. A 6h25, le sommet du nuage de cendres est signalé à plus de 9000 mètres d’altitude. Dans le même temps, des plus petites coulées pyroclastiques empruntent la vallée de Tyres sur des distances de 1 à 1.5 km. selon des pulses de 5 à 7 minutes qui ont duré 1h30. Pendant les 24 heures suivantes, une activité pyroclastique (Lcp=1,5 km) se poursuit dans la vallée Tyres. Finalement, cette activité n’a que peu soustrait de matériel au dôme. Le 14 janvier 2007, une coulée pyroclastique énergétique a dévalé le bord sud de la vallée de la Tar et s’est arrêtée près de la mer. Le 26 janvier, les observations indiquent que la cicatrice issue de l’activité du 8 janvier a été complètement colmatée. Le 7 février apparaît un nouveau lobe lavique sur le côté SO du dôme. Mi février, il y a un déplacement au niveau de la zone de croissance du dôme, du SO vers l’E. Il est associé à un épisode de séismes LP et accompagné d'une émission audible de cendres à partir d'un évent perçant le dôme. Les 22 et 23 février, il y a, à nouveau, une migration de la croissance du dôme de l’E vers le SO, ce qui provoque l’apparition d’une nouvelle galette de lave. A début de mars 2007, la croissance du dôme est à nouveau centrée sur la bordure nord du lobe oriental qui a été précédemment actif. Les 12 et 13 mars, une aiguille de lave, inclinée vers le NE, est observée sur le lobe est du dôme et disparaît le 14 mars.

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30/03/2007

L'éruption explosive la plus longue des temps modernes; volcan Soufriere Hills sur l'île de Montserrat; 3ème partie

L’éruption d’un volcan gris (type explosif) la plus longue de l’histoire des temps modernes (près de 12 ans); Soufriere Hills sur l’île de Montserrat (archipel des Petites Antilles; Caraïbes).

3ème partie : de 2000 à fin 2001.

(d'après le descriptif, en anglais, de l'activité éruptive publié par le M.V.O.)

 

Petit lexique

* Coulée pyroclastique (ou nuée ardente): mélange de gaz et d'éléments solides en suspension (blocs, cendres), à haute température (jusqu'à 700-800°c), se propageant à grande vitesse (100 à 300 km/h). Les coulées pyroclastiques sont typiques de l'activité des volcans "gris" (à lave siliceuse pâteuse riche en gaz/eau = volcans explosifs) bordant pour la plupart les plaques de la croûte terrestre (zones de subduction) comme sur la fameuse Ceinture de Feu entourant l'Océan Pacifique.

* Tremor (ou vibration volcanique): un trémor est un séisme volcanique engendré par la remontée du magma lors d'une éruption volcanique. Les vibrations sont provoquées par les chocs du magma, des bulles de gaz volcanique et des blocs solides contre les parois de la cheminée volcanique. La secousse, imperceptible pour les hommes, est généralement continue. Sa fréquence (nombre d'oscillations par seconde) varie entre un et cinq hertz (1 Hz = 1 oscillation par seconde). Les trémors spasmodiques ont une fréquence supérieure aux trémors harmoniques

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Carte topographique de la partie méridionale de Montserrat où s'élève, au SE, le volcan Soufrière Hills.

Rappelons qu’un nouveau dôme de lave a été observé le 27 novembre 1999 (voir précédent "post"). Le 2 février 2000, la première coulée pyroclastique substantielle issue du nouveau dôme de lave s’engouffre dans la vallée de la rivière Tar (entaillant le secteur ENE de la partie sud de l’île) et atteint le delta préalablement édifié en mer par les précédents flots pyroclastiques. D’autres flux pyroclastiques dévalent le flanc est du volcan à partir du 6 février alors que l’activité d’avalanches de blocs, associée à une sismicité élevée, perdure. Jusqu’au 20 mars, le dôme continue de croître jusqu’à ce que ses flancs débordent du cratère principal vers l’est.

Le 20 mars 2000 se produit le premier effondrement majeur du dôme édifié depuis fin 1999 jusqu’alors. Les avalanches parcourent la vallée de la rivière Tar et sont suivies par des petites explosions vulcaniennes. Une période d’intenses coulées de boue (lahars), probablement déclenchées par de fortes pluies, accompagne également cette activité.

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Le dôme de lave vu le 24 mars 2000. Photo © M.V.O.

Du 21 mars à début mai, la reprise de croissance du dôme est marquée par des séismes hybrides et LP, un "tremor spasmodique" et d'une activité d’avalanches rocheuses. Le 6 mai, un petit effondrement du dôme génère des coulées pyroclastiques qui dévalent le lit de la rivière Tar jusqu’à la mer. Durant mai et juin, le dôme continue de grandir remplissant la cicatrice laissée par le petit effondrement du 6 mai. Le 20 juin, de petites coulées pyroclastiques descendent la partie supérieure de la vallée "Gages" ("Gages Valley"). Au début d'août, l'augmentation du nombre de séismes LP est liée à l'accroissement de l’intensité des avalanches rocheuses, ce qui produit des chutes de cendre au NO de l’île.

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Le NE du dôme et les pics vus le 5 septembre 2000. Photo © MVO.

D'août à novembre, la croissance continue du dôme est corrélée à la présence occasionnelle d'essaims sismiques et à de petites coulées pyroclastiques. L'altitude du dôme excède le précédent record et atteint 1077 m. le 13 novembre 2000.

Le 15 novembre, de petites coulées pyroclastiques sont observées dans la haut du "Goulet des Pneus" ("Tyre’s Ghaut") au NO du volcan alors que d’autres empruntent les Goulets de Tuitt et de White le 17 novembre. Le 7 décembre 2000, le volume total du dôme est estimé à 122 millions de m3, dont 64 millions de m3 appartiennent au nouveau dôme édifié en 2000. Les calculs fournissent un taux d’extrusion moyen de lave équivalent à 3 m3 par seconde.

De décembre au 23 février 2001, le dôme continue d'enfler. Les 23 et 24 février, un nouveau lobe s’est extrudé sur le flanc NE du dôme. Ce mécanisme a été accompagné par une activité de coulées pyroclastiques et d’avalanches rocheuses vers le Goulet de Tuitt. Le 25 février 2001, un petit effondrement se produit au sud vers la rivière Blanche et donne lieu à de petites coulées pyroclastiques. Le volume d’effondrement a été estimé par le M.V.O. à moins de 1 million de m3.

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Flanc nord & dôme. Photo © M.V.O.

Du 26 février au 2 mars 2001, le "tremor spasmodique" apparaît et est suivi par une extrusion accrue de lave sombre en blocs vers le sud qui colmate l’entaille laissée par l’effondrement du 25 février. Jusqu’au 18 mai, l’activité sismique est très faible suggérant un arrêt de la croissance du dôme. Quelques épisodes d’éjection de cendre sont néanmoins observés. Le 18 mai, le M.V.O. enregistre une augmentation soudaine des avalanches rocheuses et du nombre de signaux LP (Longue Période).

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Vue du dôme le 15 mai. Photo © M.V.O.
 

Ces phénomènes accompagnent la reprise de croissance au lobe lavique situé sur la bordure sud du dôme. Jusqu’en juillet ont lieu des épisodes de petites coulées pyroclastiques. Cette phase d’épisodes pyroclastiques culmine à la fin de juillet par la production de nombreuses petites coulées pyroclastiques qui dévalent la vallée de la rivière Tar. A la fin juillet, le dôme a atteint un volume de 162 millions de m3, ce qui est, à cette date, le volume de matériel accumulé le plus important depuis le début de l’éruption à la mi-juillet 1995.

Le 29 juillet 2001, un effondrement majeur du flanc est du dôme survient le lendemain de pluies torrentielles et de coulées de boue dans la rivière Belham. L’évènement débute à 17h00 et dure 8-9 heures, produisant quasi en continu des coulées pyroclastiques qui dévalent jusqu’à la mer dans la vallée de la rivière Tar. De larges zones aux alentours du village de Long Ground ont été affectées par les déferlantes pyroclastiques. Des vents violents de direction SE emportèrent la cendre aussi loin que Porto Rico et que les îles Vierges. Environ 45 millions de m3 du dôme ont été soustraits de la zone sommitale qui s’est affaissée durant cette courte période de 150 mètres.

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Le sommet du dôme vu en août 2001. Photo © M.V.O.

Le 3 août, on observe le dôme croître dans la cicatrice laissée par l’effondrement du 29 juillet. Jusqu’en septembre, l’activité sismique est caractérisée par un "tremor spasmodique" irrégulier mais assez intense. Dès la troisième semaine d’août, le nouveau dôme commence à produire des avalanches de roches et de petites coulées pyroclastiques. Des phases de "tremor spasmodique" sont associées à des essaims de secousses hybrides et de vigoureuses éjections de cendre. Le 12 septembre 2001, une période de 36 heures de tremor continu débute et est associée à une intense activité d’avalanches rocheuses. Le 21 septembre, le dôme actif excède 12 millions de m3, témoignant d’un taux moyen d’extrusion de 2,6 m3 par jour depuis l’effondrement du 29 juillet dernier. Les 4 et 5 octobre, des petits effondrements ont lieu sur le bord nord du dôme de lave et produisent une activité d’effusion pyroclastique qui dure plusieurs heures pendant laquelle au moins 4 flots de fragments volcaniques atteignent la mer à l’embouchure de la rivière Tar constituée désormais d’un delta de débris et matériaux fins. A partir du 14 octobre 2001 des effondrements de plusieurs millions de m3 de talus de matériaux meubles se produisent à partir du flanc SE du dôme édifié avant le 29 juillet en produisant de nombreuses coulées pyroclastiques vers les vallées de la rivière Tar et de la rivière Blanche. Le 9 novembre 2001, le dôme actif est à nouveau visible. Il continue a grandir sur son bord est produisant de petites coulées pyroclastiques et des avalanches rocheuses. Le sommet culmine à seulement 876 m. d’altitude à cette époque. A la mi novembre, la région sommitale est couronnée par une série d’aiguilles rocheuses verticales qui ont atteint une altitude maximum de 970 m.. A cette période, la croissance sur le flanc est du dôme stagne et une phase d’extrusion lavique apparaît à l’ouest. Jusqu’au 28 décembre 2001, on observe de petites coulées pyroclastiques et des avalanches de roches qui augmentent en intensité vers la fin du mois. Le 28 décembre, un petit effondrement, impliquant plusieurs millions de m3 de matériaux, se produit sur le flanc NE du dôme, ce qui génère des coulées pyroclastiques qui durent 1,5 heures et atteignent la mer via la vallée de la rivière Tar. Un panache lourdement chargé en cendres est éjecté vers l’ouest. Le dépôt de cendre a plus de 1 cm d'épaisseur dans la région de Plymouth.

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A suivre ....

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Montserrat dans le contexte du modèle de la tectonique des plaques.
 

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17:31 Écrit par Alain M./Alino dans Volcans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : montserrat, volcan gris, coulees pyroclastiques, cendre, dome, lahar |  Facebook |

16/03/2007

Explosion paroxysmale au Stromboli; 15/03 à 20h37 GMT

Explosion paroxysmale au Stromboli

15/03/07 STROMBOLI (Iles Eoliennes; Sicile; Italie) : une violente explosion, probablement de type paroxysmal, s'est produite à 20h37 GMT/UTC. Les sismogrammes de toutes les stations sismiques de l'île qui ont enregistré cette explosion au cratère NE (1) sont similaires à ceux de l'explosion du 5 avril 2003 (09h12). Une pluie de cendres a été enregistrée sur l'île. 

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Le cratère NE (1) & le Bastimento vus par  les télécaméras  situées à 400 m. d'alt.. A droite, la partie supérieure NE de la Sciara del Fuoco.

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Cliquez sur la figure ci-desus afin de visionner la séquence complète des images de l'explosion capturées par la télécaméra thermique de l'INGV située à 400 m. d'alt.

 

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Séismogramme du 5 avril 2003. Chaque ligne représente 10 minutes d'enregistrement. L'abrupte saut d'amplitude marque le début de la séquence VLP précédent l'évènement explosif paroxysmal.

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Explosion paroxysmale du 5 avril 2003 vue de l'hélico de l'INGV. Notez les petits incendies sur les pentes NE du volcan signalant des retombées de matériaux incandescents jusqu'à une assez grande distance du cratère NE.
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Echantillon très basique (pauvre en silice et riche en magnésium) de lave très vacuolaire (nombreuses bulles < magma riche en gaz) émise lors de l'explosion du 5 avril.

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 http://users.swing.be/stromboli

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 Site web de Sergio Ballarò, résident à Stromboli
 

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11:08 Écrit par Alain M./Alino dans Volcans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cratere, paroxysme, cendre, station de surveillance, stromboli |  Facebook |