14/04/2007

L'éruption explosive la plus longue des temps modernes; volcan Soufriere Hills sur l'île de Montserrat; Photos de l'éruption meurtrière du 25 juin 1997

L’éruption d’un volcan gris (type explosif) la plus longue de l’histoire des temps modernes (près de 12 ans); Soufriere Hills sur l’île de Montserrat (archipel des Petites Antilles; Caraïbes).

Photos extraites d'un reportage de la chaîne TV "National Geographic Channel"

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L'île de Montserrat se situe dans le contexte tectonique de la zone de subduction de l'arc volcanique des Petites Antilles où la plaque nord-américaine plonge sous celle des Caraïbes.
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Des séismes en essaim précurseurs de l'éruption sont enregistrés sous le volcan par les sismographes du M.V.O. Les premiers séismes détectés sont de type-A (volcano-tectoniques) et sont liés à la fracturation des roches encaissantes lors de la remontée du magma.
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L'île de Montserrat vue en 3D (du sud vers le nord). A l'ouest (à gauche sur l'image), la capitale: Plymouth.

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Vue en 3D de la côte est. Au nord (à droite sur l'image), l'aéroport détruit en juillet 1997 par une coulée pyroclastique.
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Vue du complexe volcanique de Soufrière Hills (vue de l'ouest) avant l'éruption qui a démarré le 18 juillet 1995.

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Les premières explosions phréatiques filmées par David Lea. Elles sont dues à la vaporisation des nappes phréatiques/eau souterraine au contact d'une source de chaleur liée au magma remontant vers la surface. 

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Installation des premiers instruments de mesures (sismomètres) par le M.V.O. sur les flancs de Soufriere Hills.

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L'observatoire volcanologique de Montserrat, édifié en 1997, est flambant neuf...

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...les équipes y travaillant, spécialisées dans des domaines variés, sont coordonnées par la volcanologue anglaise Dr Sue Loughlin. 

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Quelques mois après le début de l'éruption apparaît un dôme de lave au sommet du volcan (dans l'enceinte du cratère appelé "English Crater").
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Des évents éruptifs, libérant cendre, gaz et vapeur d'eau, s'ouvent épisodiquement dans le dôme.
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Une zone d'exclusion (en jaune) est instaurée sur l'île.
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Le 25 juin vers 13h, le volcan explose après avoir connu, durant toute la nuit précédente, une intense crise sismique...
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...crise sismique (crise de secousses volcaniques de faible intensité en continu appelée aussi tremor).
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Une impressionnante aiguille verticale de lave pâteuse pousse littéralement au sommet du dôme, suite à la poussée continue du magma très visqueux (de composition acide) sous-jacent.

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Durant toute la nuit du 24 au 25 juin 1997, d'impressionnantes avalanches de blocs incandescents se produisent sur les flancs du dôme de lave.

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Après la première explosion paroxysmale, les premières coulées pyroclastiques dévalent le dôme de lave sommital...
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....et empruntent le Goulet des Moustiques ("Mosquito Gought") situé au nord du volcan.
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Trois coulées pyroclastiques d'intensité croissante dévalent le canyon de "Mosquito Gought". La troisième sera meurtrière car elle va engendrer une déferlante pyroclastique (vitesse de 130 km/h et température de 400°c) qui, en défiant le relief, provoquera la mort de 19 personnes.
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Les premières coulées pyroclastiques générées lors de la phase de déflation (suivant la phase d'inflation) du dôme sommital.

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Instantanés réalisés dans les toutes premières secondes de l'explosion la plus meurtrière du 25 juin (à 12h55), celle qui a généré la troisième coulée pyroclastique et la déferlante pyroclastique qui a surpris une dizaine d'agriculteurs en plein travail dans leurs champs.

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Après le paroxysme de l'explosion, les panaches de cendres retombent sous leur propre poids sur les flancs du volcan en générant des coulées pyroclastiques tout autour du cône.

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Le nuage de cendres atteint plus de 13 km d'altitude.
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L'impressionnante déferlante pyroclastique du 25 juin 1997.
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La déferlante déborde la crête et fonce à 130 km/h vers les champs où sont en train de travailler une dizaine de personnes.
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Animation illustrant le déroulement des évènements tragiques du 25 juin 2007.

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Les victimes sont pétrifiées sur place par le souffle tueur; rappelant la catastrophe de Pompéi lors de l'éruption du Vésuve en 79 ap J.C..

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Les habitations en bois s'enflamment rapidement au contact des gaz chauds (400°C) de la coulée pyroclastique.
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Des coulées pyroclastiques atteignent la mer à "Spanish Point".

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Après cet épisode éruptif paroxysmal, le sommet du volcan est décapité. Le dôme de lave a littéralement explosé et s'est désintégré sous forme de panaches de cendres (en hauteur) et en coulées/déferlantes pyroclastiques (latéralement).
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Rapidement, un nouveau dôme de lave se met en place dans l'enceinte du cratère sommital laissée vide par la précédente phase éruptive paroxysmale.
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Le nouveau dôme de lave grandit rapidement !
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En juillet, Plymouth est ensevelie par une gigantesque coulée pyroclastique. Fort heureusement, la ville avait été entièrement évacuée un mois plus tôt.

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Les coulées pyroclastiques atteignent une nouvelle fois la mer.
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Paysage de désolation au pied de Soufriere Hills (à l'avant-plan, Plymouth recouverte d'une épaisse couche de cendre).

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10/04/2007

L'éruption explosive la plus longue des temps modernes; volcan Soufriere Hills sur l'île de Montserrat; 6ème partie

L’éruption d’un volcan gris (type explosif) la plus longue de l’histoire des temps modernes (près de 12 ans); Soufriere Hills sur l’île de Montserrat (archipel des Petites Antilles; Caraïbes).

6ème partie : de 2006 à aujourd'hui.

(d'après le descriptif, en anglais, de l'activité éruptive publié par le M.V.O.)

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Carte topographique de la partie sud de Montserrat.

 

En janvier 2006, l’ensemble du dôme continue à croître sur une large zone s’étendant du SO au NE, des aiguilles de lave sont observées dans la partie centrale et SE du dôme et des coulées pyroclastiques dévalent la vallée de la Tar mais ne parviennent pas jusqu’à la mer.

Au début de février 2006, l’extrémité méridionale du dôme est plus haute que son extrémité nord et toutes les aiguilles se sont effondrées. Le 10 février démarre une phase de rapide croissance du dôme (> 10 m3 /s initialement, décroissant avec le temps). Un très vigoureux et bruyant dégazage associé à un tremor spasmodique précède l’apparition d’un petit lobe lavique sombre sur le côté ouest du dôme de lave, occupant le vide situé entre le dôme de lave et le cratère NO. Fin février, le volume du dôme atteint 50 millions de m3 et des coulées pyroclastiques, se déversant dans la vallée de la Tar, sont générées suite à l’effondrement d’une aiguille de lave qui s’était mise en place quelques jours auparavant dans la zone centrale du dôme lavique. Début mars 2006, un très vigoureux dégazage a été vu sur le côté ouest du dôme de lave au-dessus de la vallée Gages. Vers le 20 mars, une augmentation du taux de croissance du dôme aux alentours de la région sommitale en direction de l’E et du NE est accompagnée de nombreuses avalanches rocheuses et de coulées pyroclastiques longues de 2 km dans la vallée de la Tar. Au début d’avril, des coulées pyroclastiques de taille modérée induisent une chute de cendres sur la partie occidentale de l’île. Peu après la mi-avril, la structure en dos de baleine, observée sur la partie du lobe lavique dirigée vers l’est, continue à grandir. Le 27 avril, les images thermiques signalent la présence d’un point chaud (> 400°c) sur les flancs est du dôme. Fin avril, des petites avalanches de roches et des coulées pyroclastiques continuent à être générées des flancs est du dôme, contribuant à remplir le haut de la vallée de la Tar. Le 11 mai 2006, le volume du dôme a atteint environ 80 millions de m3, avec une extrusion de lave jusqu’à avril qui a été estimée à 8 m3 /s en moyenne. Le 18 mai 2006, une large aiguille est observée dans la zone sommitale méridionale du dôme et atteint une altitude de 1006 m.

 

Le 20 mai 2006, un effondrement majeur de dôme survient. Le volume de lave emporté a été estimé à 90 millions de m3. La plupart de cette masse a été mobilisée en moins de trois heures. Le tremor/dégazage précurseurs ont débuté aux environs de 3h30 et les premières coulées pyroclastiques se sont produites aux alentours de 6h45. A 7h40, une explosion a donné naissance à un nuage de cendres qui a atteint quasi 17 km d’altitude, le plus haut nuage éruptif signalé depuis le début de l’éruption, il y a 10 ans. L’activité s’est fortement atténuée vers 9h00. Des blocs balistiques de plus de 35 cm de diamètre et pesant 15kg ont été trouvés dans les cratères des flancs NE du volcan. Des coulées pyroclastiques ont atteint la mer en générant un souffle ("blast") qui a envoyé des déferlantes en direction du NO vers le lieu-dit « Spanish Point » en brûlant la végétation. De violents dégazages et des émissions de cendres se sont produites dans la partie occidentale du cratère. Des vagues de tsunami ont été signalées à Antigua et à la Guadeloupe. Une grande partie du reliquat de dôme localisé au-dessus de la vallée Gages a été désintégré en laissant seulement deux piliers rocheux. D’importantes coulées de boue ont affecté tous les flancs du volcan ainsi que les pentes septentrionales de la zone de Centre Hills.

 

Le 23 mai 2006, un nouveau dôme de lave est observé dans le cratère et le sommet du dôme atteint 767 m. Le 2 juin, l’estimation du volume du dôme, à 11 millions de m3, permet de calculer un taux moyen d’extrusion depuis l’effondrement paroxysmal du 20 mai de 10 m3 /s. et, le 7 juin, le dôme atteint un volume de 20 millions de m3. Les 11, 12 et 17 juin, suite aux fortes pluies, des coulées de boue envahissent la vallée Belham et d’autres vallées entaillant les flancs du volcan. Episodiquement, des épisodes d’émission de cendres ont lieu. Pendant le mois de juin, le dôme a grossi a un rythme de 8 m3 /s pour atteindre un volume de 27 millions de m3.

Le 30 juin 2006, un effondrement partiel du dôme de lave commence à 12h55 et est précédé par un essaim de séismes LP qui avait débuté dans l’après-midi du 29 juin. Les coulées pyroclastiques ont atteint la mer via la vallée de la Tar. Le panache éruptif résultant s’est déplacé vers l’ONO en atteignant plus de 3500 mètres d’altitude. Le M.V.O. a estimé à 1-2 millions de m3 le volume de matériel mobilisé pendant cette phase mineure d’effondrement. Le 8 juillet 2006, un important signal indiquant des avalanches rocheuses accompagne un nuage de cendres qui atteint 1500 m. de haut et a été précédé, le jour avant, d’un essaim de 49 secousses LP. En juillet se produisent des coulées pyroclastiques dans la vallée de la Tar associées à des nuages de cendres et à des émissions et des retombées de cendres. Le 18 juillet 2006, le nouveau dôme a un profil asymétrique, avec une aiguille formée de blocs et atteignant 865 m. d’altitude. En août, une activité similaire se poursuit. Fin août, le flux de SO2 a atteint 1720 tonnes/jour alors qu’il est en moyenne de 500 t/j depuis le début de l’éruption et, le 31 août, la cote d’alerte est élevée au niveau 4 après que deux évents très bruyants et actifs se soient ouverts sur les flancs nord et ouest du dôme pour libérer vigoureusement de la vapeur d’eau et des cendres. Début septembre, de nombreuses coulées pyroclastiques et des avalanches rocheuses ont été clairement visibles sur tous les flancs du dôme de lave. Le 11 septembre, un grand lobe en relief développé sur le bord NE du dôme s’est effondré en générant une coulée pyroclastique dans la vallée de la Tar qui a presque atteint la mer. La croissance du dôme de lave et l’émission vigoureuse de cendre se sont poursuivies. Le 13 novembre, une intense activité pyroclastique a lieu dans la vallée de la Tar. Le 19 septembre, le volume du dôme de lave est estimé à 80 millions de m3, ce qui donne une extrusion lavique de 8 m3/s sur les deux derniers mois. Le 21 septembre, le niveau d’alerte est ramené au niveau 3. Le 9 octobre 2006, de fortes pluies ont généré des coulées de boue dans tous les drainages situés autour du volcan. Au début de novembre 2006, la croissance du dôme est focalisée sur le lobe, coupé vers l’est, situé sur la bordure NE du dôme sommital. Le dôme reste contenu dans l’enceinte du cratère au NO et déborde quelque peu vers le Goulets de Tuitt au NE. Plusieurs changements de direction dans la croissance du dôme sont observés jusque fin 2006. Le 24 décembre 2006, une émission de cendres est observée à un évent ouvert sur le côté ouest du dôme. A cette occasion, les nuages de cendre atteignent plus de 3500 mètres de haut et des petites coulées pyroclastiques circulent lentement, sur une distance de 500 mètres, dans le Goulet de Tyres. Durant les périodes d'obscurité, des avalanches rocheuses incandescentes sont clairement visibles sur un secteur allongé du NO à l’O et un épisode de tremor débute à 11h00 pour culminer entre 20h00 et 00h30 par un essaim de séismes LP. Ce regain d’activité induit l’élévation du niveau d’alerte de 3 à 4. Fin 2006, le volume du dôme est estimé à environ 200 millions de m3.

 

Le 3 janvier 2007, le dôme a surmonté le mur du cratère du nord au sud et à l’ouest. Une croissance notable du quadrant NO, à présent la zone la plus élevée du complexe de dômes, est observée. Le 4 janvier 2007, plusieurs coulées pyroclastiques dévalent la vallée Gages et dans le Goulet de Tyres. Le nuage de cendres atteint 2500 mètres de haut. Dans la vallée Gages, la longueur de la coulée pyroclastique, plus énergétique que dans la vallée de Tyres, a été estimée a environ 4 km. Le 7 janvier, on observe une forte activité pyroclastique avec 18 flots enregistrés dans les vallées de Tyres et de Gages. Le 8 janvier 2007, une activité explosive est audible à grande distance (3 évènements distincts sont enregistrés). Les coulées pyroclastiques descendent les vallées de Gages, de Tyres et en tête de vallée de la rivière Belham suggérant que la source des coulées pyroclastiques est haute sur la partie du dôme située derrière la Montagne Gages. A 6h45, la plus importante coulée pyroclastique jamais enregistrée jusqu’à cette date pénètre dans la vallée Belham et parcourt une distance d’environ 5 km. A 6h25, le sommet du nuage de cendres est signalé à plus de 9000 mètres d’altitude. Dans le même temps, des plus petites coulées pyroclastiques empruntent la vallée de Tyres sur des distances de 1 à 1.5 km. selon des pulses de 5 à 7 minutes qui ont duré 1h30. Pendant les 24 heures suivantes, une activité pyroclastique (Lcp=1,5 km) se poursuit dans la vallée Tyres. Finalement, cette activité n’a que peu soustrait de matériel au dôme. Le 14 janvier 2007, une coulée pyroclastique énergétique a dévalé le bord sud de la vallée de la Tar et s’est arrêtée près de la mer. Le 26 janvier, les observations indiquent que la cicatrice issue de l’activité du 8 janvier a été complètement colmatée. Le 7 février apparaît un nouveau lobe lavique sur le côté SO du dôme. Mi février, il y a un déplacement au niveau de la zone de croissance du dôme, du SO vers l’E. Il est associé à un épisode de séismes LP et accompagné d'une émission audible de cendres à partir d'un évent perçant le dôme. Les 22 et 23 février, il y a, à nouveau, une migration de la croissance du dôme de l’E vers le SO, ce qui provoque l’apparition d’une nouvelle galette de lave. A début de mars 2007, la croissance du dôme est à nouveau centrée sur la bordure nord du lobe oriental qui a été précédemment actif. Les 12 et 13 mars, une aiguille de lave, inclinée vers le NE, est observée sur le lobe est du dôme et disparaît le 14 mars.

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05/04/2007

L'éruption explosive la plus longue des temps modernes; volcan Soufriere Hills sur l'île de Montserrat; 5ème partie

 L’éruption d’un volcan gris (type explosif) la plus longue de l’histoire des temps modernes (près de 12 ans); Soufriere Hills sur l’île de Montserrat (archipel des Petites Antilles; Caraïbes).

5ème partie : de 2004 à fin 2005.

(d'après le descriptif, en anglais, de l'activité éruptive publié par le M.V.O.)

En janvier et février 2004, le volcan est secoué par une série inhabituelle de séismes "longue période" (LP) de faible intensité/amplitude. Le 24 février, un épisode de coulées de boue (lahars) de 40 minutes se déroule principalement dans la vallée Belham mais aussi à Plymouth, après qu’il soit tombé 10 mm de pluie en 2,5 heures. Le 3 mars survient l’évènement le plus marquant depuis l’effondrement des 12 et 13 juillet 2003. Une explosion et un effondrement sur une durée de 10 minutes se produisent en début d’après-midi. Les nuages de cendres associés aux explosions ont atteint des altitudes d’environ 7 km. a.s.l.. Après cette phase d’effondrement, des coulées pyroclastiques ont été observées dans la vallée de la rivière Tar et elles ont atteint la mer à son embouchure en forme d’éventail au moins à deux reprises. Après 40 minutes d’activité, la sismicité s’est stabilisée à son niveau de fond alors que l’éjection de cendres s’est poursuivie pendant 18 heures. Les observations suggèrent que l’explosion a détruit le petit dôme qui avait grandi au sein de la cicatrice laissée par l’effondrement de juillet 2003. Une partie du reliquat NO du dôme de 1995-1998 s’est également effondré pendant cet évènement. Le 15 mars 2004, une période de tremor moyennement élevé est accompagnée par une émission de cendres et de gaz atteignant une hauteur de près de 2000 mètres dans l’après-midi et de 4500 mètres en soirée (22h45) avec des éclairs zébrant le ciel. Cette émission vigoureuse de cendre, accompagnée de tremor plus ou moins intense, s’est poursuivie en dents de scie jusqu’à fin avril. En mai, le volcan entre dans une période d’accalmie relative seulement interrompue le 21 mai par un épisode de lahars dans la vallée Belham, après de violentes pluies pendant deux heures. A cette occasion, des vagues de plus de deux mètres de hauteur ont été vues à l’endroit où se trouvait auparavant le pont de Belham. De fin juin à début juillet 2004, une légère augmentation du nombre d’évènements volcano-tectoniques a été enregistrée sur le volcan et, le 25 juillet, un nouvel épisode de coulées de boue se produit après d’intenses pluies. Le 4 août 2004, un petit étang est observé sur le plancher du cratère, dans le puits d’explosion produit par l’évènement explosif du 3 mars dernier. C'est la première fois que de l’eau stagnante est observée sur le volcan depuis le début de l’éruption, en juillet 1995. Les 14 et 15 septembre, des lahars sont générés suite aux violentes pluies accompagnant la tempête tropicale Jeanne. Du début août à la fin décembre 2004, le volcan enfle légèrement et reste calme. Des fortes pluies associées à la saison des pluies dans la zone Caraïbes sont suivies par une augmentation du nombre de séismes hybrides et de secousses volcano-tectoniques. La plupart de ces séismes sont très logiquement associés à l’activité fumerolienne et de vaporation. A chaque fois, plusieurs coulées de boue empruntent les vallées après de fortes pluies.

 

De mi février 2005 à mi mars 2005, le M.V.O. enregistre un flux élevé d’émission de dioxyde de soufre et un panache de vapeur est visible au-dessus du volcan. Les habitants d’îles voisines perçoivent l’odeur de soufre. A partir du 15 avril, après la survenue de 19 petites secousses volcano-tectoniques, des émissions de cendre et de vapeur débutent en faisant des bruits de moteur d’avion à réaction qui provennient d’un nouvel évent situé au NO du cratère et d’un autre sur le flanc nord du volcan. L’éjection de cendres à partir des évents est associée à un tremor. En mai et juin, le volcan est secoué par de petits séismes volcano-tectoniques. Le 15 juin, il se produit à nouveau une vigoureuse émission de cendres. Ces épisodes se poursuivent durant le mois de juin et sont associés à un tremor de faible amplitude. Le 28 juin 2005, en début d’après-midi, se produit une éruption explosive expulsant dans les airs un nuage de cendres jusqu’à 6000 mètres de hauteur. Des  coulées pyroclastiques dévalent jusqu’à la mer via la vallée de la rivière Tar (entaillant le flanc est du volcan) et parcourent le secteur supérieur du Goulet de Tyre. Le 3 juillet 2005 se produit une autre explosion avec des retombées de cendre au sud de Plymouth. A partir du 11 août 2005, un petit dôme de lave est vu pour la première fois sur le fond du cratère. Il a probablement commencé à croître dans la première semaine d’août. Sa croissance est lente jusqu'à la fin de septembre. En début d’octobre 2005, le taux d’extrusion de lave au nouveau dôme semble augmenter. Le 16 octobre 2005, un bref épisode d’émission de cendres a provoqué des chutes de cendre sur une partie de l’île. Le 26 octobre 2005, des séismes volcano-tectoniques d’intensité modérée ont déclenché une avalanche de roches et une coulée pyroclastique qui a parcouru 2 km dans la vallée de la rivière Tar. En novembre et décembre 2005, la croissance du dôme se poursuit sur tous ses flancs. La télécaméra, installée à la Montagne "Perches" signale la présence d’incandescence quasi continue sur les flancs est et sud du dôme, zone où la croissance du dôme est quasi continue. Le 15 novembre 2005, de nouvelles coulées pyroclastiques dévalent la vallée de la rivière Tar. Le même scénario se reproduit les 24 et 25 novembre avec des épisodes de faibles émissions de cendres et d’avalanches rocheuses associés à des signaux sismiques LP. La veille et le jour de Noël, un épisode de tremblements de terre hybrides clôture l’année 2005.

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02/04/2007

L'éruption explosive la plus longue des temps modernes; volcan Soufriere Hills sur l'île de Montserrat; 4ème partie

L’éruption d’un volcan gris (type explosif) la plus longue de l’histoire des temps modernes (près de 12 ans); Soufriere Hills sur l’île de Montserrat (archipel des Petites Antilles; Caraïbes).

4ème partie : de 2001 à fin 2003.

(d'après le descriptif, en anglais, de l'activité éruptive publié par le M.V.O.)

 

NB: séismes hybrides : sur certains volcans, on observe des séismes partageant les caractéristiques des VT (type A) et des LP (type B). Leur début est impulsif et haute fréquence, mais leurs signaux deviennent ensuite basse fréquence. Ils sont probablement générés par la rupture de magma presque solide (très visqueux) dans la colonne magmatique. Les essaims de séismes sont des concentrations spatiales de secousses. 

Pour en savoir plus sur les séismes d'origine volcanique, cliquez sur le logo ci-dessous !

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Pour rappel, voici la carte topographique de la partie sud de l'île de Montserrat où sont visibles les principales vallées qu'empruntent les coulées pyroclastiques et avalanches rocheuses issues du démantèlement du dôme de Soufriere Hills.

Durant les premières semaines de janvier 2002, l’activité est généralement forte. Le sommet du dôme apparaît comme un amas de blocs et est spectaculairement incandescent durant la nuit. Le 12 janvier 2002, une puissante coulée pyroclastique a atteint la mer via la vallée, s’ouvrant en éventail, de la rivière Tar. Cet évènement a débuté par un signal sismique dit "Longue Période" (LP) et a été associé à une colonne éruptive qui a rapidement atteint une hauteur de 2500 mètres. En atteignant la mer, une seconde colonne verticale de vapeur s’est élevée verticalement à quelques centaines de mètres. Fin janvier, le dôme était couronné d’une large aiguille rocheuse haute de 40-50 m. Au début de février, durant 3 journées consécutives, des coulées pyroclastiques ont atteint les parties basses de la vallée de la rivière Tar. A la fin du mois, l’activité des séismes LP et des avalanches rocheuses augmente. Durant la nuit du 25 au 26 février, une large aiguille, haute de 90 mètres, se met en place. Pendant cette période d’extrusion régulière d’aiguilles de lave, l’altitude globale de la région sommitale est de 990 mètres et de 1080 mètres au sommet de l’aiguille, altitude la plus élevée  mesurée au dôme depuis le début de la crise éruptive. Le volume estimé du dôme actif à ce moment est de 38 millions de m3. A partir du 8 mars 2002, après une semaine de calme relatif, les avalanches de roches et l’activité sismique s’intensifient soudainement et restent à ce niveau élevé jusqu’à la fin du mois. Durant la deuxième semaine d’avril, la zone de croissance du dôme a migré vers la partie SE du complexe de dôme. D’avril à mai, une série de secousses hybrides en essaim, suivie par un nombre croissant de séismes LP, a culminé en avalanches rocheuses et de coulées pyroclastiques sur l’ensemble des flancs est du dôme. En juin, le lobe extrusif au SE du dôme continue à se développer avec une vaste aiguille rocheuse verticale trônant au SE du dôme. Dans la nuit du 14 juin, l’activité d’avalanches rocheuses augmente rapidement et reste à un niveau assez élevé durant plusieurs jours. Durant cette période, quelques petites coulées pyroclastiques ont été observées dans la partie haute du Goulet de Tuitt. Le 3 juillet 2002, des fortes pluies provoquent des coulées de boue qui atteignent le centre de Plymouth. Le 15 juillet, les observations montrent que la croissance du lobe SE du dôme est terminée. Le 21 juillet, on observe que la croissance du dôme a repris dans le secteur NE de la région sommitale avec l’extrusion d’un nouveau lobe lavique. Le 23 juillet, un effondrement mineur, qui a duré environ une heure, a produit des coulées pyroclastiques en continu dans les parties supérieures des Goulets de Tuitt et de White, leur front atteignant à peu près une distance médiane entre le dôme et la côte. Le même phénomène a lieu le 26 juillet et dure 20 minutes à la suite duquel un nouveau lobe lavique, en forme de dos de baleine, se met en place vers le nord, donnant lieu à des avalanches rocheuses et des coulées pyroclastiques dans les mêmes vallées. Durant août 2002, l’activité de croissance du dôme se poursuit sur le bord septentrional du complexe de dôme. Les avalanches de débris et les coulées pyroclastiques dominent vers le nord, dans la partie supérieure du Goulet de Tuitt. Mi septembre, l’activité sismique monte en flèche avec 67 secousses hybrides en essaim au cours du 19 septembre, trahissant une augmentation de l’activité au complexe de dôme associée à un déplacement de la zone de croissance du dôme vers le NE. Le 24 septembre, une aiguille rocheuse quasi verticale s’est mise en place dans la zone centrale. Le 26 septembre, un petit essaim de 24 séismes hybrides signale une nouvelle large extrusion croissant vers l’ouest  dans la région connue précédemment comme Gages Wall. Des avalanches de débris et de petites coulées pyroclastiques parcourent près de 1 km dans la vallée Gages. Le 27 septembre 2002, la zone de croissance du dôme change à nouveau et migre vers le NO en déclenchant des petites coulées pyroclastiques sur les flancs septentrionaux (à nouveau dans les vallées de Tuitt et de White). Le 29 septembre 2002, un effondrement mineur a lieu et soustrait 2-3 millions de m3 de matériaux, sous forme de coulées pyroclastiques dans les vallées Tuitt et White, de la bordure nord du lobe actif du secteur NO. Une des coulées pyroclastique rejoint la mer au lieu-dit « Spannish Point » à l’embouchure de la vallée White. Le 2 octobre, un autre effondrement mineur, évacuant  4 millions de m3 du bord est du complexe de dôme, se produit. Les fortes pluies du moment l’ont probablement déclenché et ont généré une coulée de boue modérée dans la vallée Belham suivie par une phase de coulées pyroclastiques, qui a duré 6 heures, dont quelques unes atteignent la mer via le delta de la rivière Tar. Durant octobre 2002, l’extrusion de lave se poursuit sur le lobe NO du dôme donnant lieu à des avalanches rocheuses et des petites coulées pyroclastiques dans les vallées de Tuitt, de Tyre et de Gage. Le 22 octobre 2002, une coulée de boue dans la vallée Belham produit des vagues hautes de 2.5 m et une activité de coulées pyroclastiques a lieu pendant plusieurs heures. Du 10 novembre au 2 décembre, la croissance du dôme est concentrée au NE du dôme et la plupart des coulées pyroclastiques empruntent les vallées de Tuitt, White et Tar.

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Petite coulée pyroclastique du 28 novembre 2002. Photo © M.V.O.

Le 8 décembre 2002, un effondrement du dôme produit de puissantes coulées pyroclastiques qui atteignent la mer au lieu-dit « Spanish Point ». Le volume soustrait durant cet effondrement a été estimé à 4-5 millions de m3. Des nuages de cendre ont dérivé à 3000 m. d’altitude vers l’ONO et 4 mm. de cendre sont retombés sur Plymouth et Richmond Hill. Jusqu’ à la fin de décembre 2002, le dôme continue de croître en colmatant la cicatrice laissée par ce dernier effondrement. La plupart des coulées pyroclastiques empruntent les vallées de Tuitt, White et de la rivière Tar.

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Animation d'une coulée pyroclastique; 18/12/2002. Séquence de photos © M.V.O.

Pour terminer l'année 2002 en beauté, le volcan exhibe une vaste aiguille rocheuse durant les 26 et 27 décembre.

 

L’année 2003 commence par la prduction d'une coulée pyroclastique qui se répand dans le Goulet de Tyre. Jusqu’en avril, le dôme continue de croître au NE et produit des coulées pyroclastiques principalement dans les vallées de White et de la rivière Tar.

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Vue aérienne de Plymouth de la Pointe Bransby

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Le delta de la rivière Tar, édifié par les multiples coulées pyroclastiques et lahars qui ont dévalé les flancs est de la montagne (23/02/2003). Photo © M.V.O.

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Coulée pyroclastique du 20 janvier 2003. Photo © M.V.O.

Au début de mai, le dôme grossit au SE pour libérer des coulées pyroclastiques uniquement dans la vallée de la rivière Tar. Le 3 mai, la croissance du dôme migre à nouveau vers le NE pour produire un lobe bien développé. A partir de la fin du 3 mai, le dôme croît principalement dans sa partie centrale. A partir du 3 juin, un nouveau lobe de croissance apparaît à l’est enjambant la vallée de la rivière Tar. Après deux semaines d’une intense activité de coulées pyroclastiques, principalement dirigées vers l’est, ce lobe stagne. Jusqu’à la fin juin, la croissance du dôme stoppe ou est très lente. Du 1er au 9 juillet 2003 on détecte un nombre inhabituel de  secousses hybrides et, à partir du 9 juillet, un essaim important de séismes hybrides apparaît. Il est actif jusqu’au 12 juillet 2003, date à laquelle il évolue en tremor continu.

Les 12 et 13 juillet, un très important effondrement de dôme a lieu et est associé à une activité explosive. Cet évènement est le plus important en terme de volume depuis le début de l’éruption en juillet 1995. Il a soustrait 210 millions de m3 de matériaux au dôme. D’importantes explosions verticales, accompagnent l’effondrement, libèrent des nuages de cendres dans les airs jusqu’à une hauteur de 15 km. Il y a aussi des explosions phréatiques et d’importantes coulées pyroclastiques qui atteignent la mer à l’embouchure de la rivière Tar. De fortes chutes de cendre frappent toute l’île mais particulièrement au NO. L’activité décroît jusqu'à son niveau de fond dès 4h00 du matin le 13 juillet.

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Une coulée pyroclastique atteint la mer à l'embouchure deltaïque de la rivière Tar. Photo © M.V.O.

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La dimension de ce bloc donne une idée sur la puissance et la violence de l'éruption pyroclastique du 12-12 juillet 2003. Ce bloc, issu du dôme sommital qui s'est effondré en quelques heures seulement, a été transporté sur plusieurs km par une coulée pyroclastique. Photo © M.V.O.

Jusqu’au 15 juillet, de petites explosions vulcaniennes ont lieu. Les nuages de cendres atteignent 12 km de haut et des fragments lithiques issus de l’éruption retombent sur toute l’île. Jusqu’à la fin juillet, le dôme croît de nouveau puis le 1er août, de 6h à 17h, un épisode d’éjection violente de cendres, à partir de bouches éruptives, se produit. La hauteur de la colonne de cendres n’excède pas 6 km. Du 3 août au 3 septembre, le dôme devient immobile et l’activité éruptive cesse. Ensuite, l’activité reste très faible jusqu’au 30 septembre où un épisode d’émission de cendres a lieu pendant 20 heures. Du 1er octobre au 18 décembre 2003, le volcan est calme avec seulement quelques séismes par semaine. Aucune croissance du dôme n’est observée dans le cratère. Le 18 décembre, une augmentation significative d’émission de SO2 est mesurée passant de 500 tonnes/jour à 3600 tonnes/jour.

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A suivre ...

 

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30/03/2007

L'éruption explosive la plus longue des temps modernes; volcan Soufriere Hills sur l'île de Montserrat; 3ème partie

L’éruption d’un volcan gris (type explosif) la plus longue de l’histoire des temps modernes (près de 12 ans); Soufriere Hills sur l’île de Montserrat (archipel des Petites Antilles; Caraïbes).

3ème partie : de 2000 à fin 2001.

(d'après le descriptif, en anglais, de l'activité éruptive publié par le M.V.O.)

 

Petit lexique

* Coulée pyroclastique (ou nuée ardente): mélange de gaz et d'éléments solides en suspension (blocs, cendres), à haute température (jusqu'à 700-800°c), se propageant à grande vitesse (100 à 300 km/h). Les coulées pyroclastiques sont typiques de l'activité des volcans "gris" (à lave siliceuse pâteuse riche en gaz/eau = volcans explosifs) bordant pour la plupart les plaques de la croûte terrestre (zones de subduction) comme sur la fameuse Ceinture de Feu entourant l'Océan Pacifique.

* Tremor (ou vibration volcanique): un trémor est un séisme volcanique engendré par la remontée du magma lors d'une éruption volcanique. Les vibrations sont provoquées par les chocs du magma, des bulles de gaz volcanique et des blocs solides contre les parois de la cheminée volcanique. La secousse, imperceptible pour les hommes, est généralement continue. Sa fréquence (nombre d'oscillations par seconde) varie entre un et cinq hertz (1 Hz = 1 oscillation par seconde). Les trémors spasmodiques ont une fréquence supérieure aux trémors harmoniques

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Carte topographique de la partie méridionale de Montserrat où s'élève, au SE, le volcan Soufrière Hills.

Rappelons qu’un nouveau dôme de lave a été observé le 27 novembre 1999 (voir précédent "post"). Le 2 février 2000, la première coulée pyroclastique substantielle issue du nouveau dôme de lave s’engouffre dans la vallée de la rivière Tar (entaillant le secteur ENE de la partie sud de l’île) et atteint le delta préalablement édifié en mer par les précédents flots pyroclastiques. D’autres flux pyroclastiques dévalent le flanc est du volcan à partir du 6 février alors que l’activité d’avalanches de blocs, associée à une sismicité élevée, perdure. Jusqu’au 20 mars, le dôme continue de croître jusqu’à ce que ses flancs débordent du cratère principal vers l’est.

Le 20 mars 2000 se produit le premier effondrement majeur du dôme édifié depuis fin 1999 jusqu’alors. Les avalanches parcourent la vallée de la rivière Tar et sont suivies par des petites explosions vulcaniennes. Une période d’intenses coulées de boue (lahars), probablement déclenchées par de fortes pluies, accompagne également cette activité.

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Le dôme de lave vu le 24 mars 2000. Photo © M.V.O.

Du 21 mars à début mai, la reprise de croissance du dôme est marquée par des séismes hybrides et LP, un "tremor spasmodique" et d'une activité d’avalanches rocheuses. Le 6 mai, un petit effondrement du dôme génère des coulées pyroclastiques qui dévalent le lit de la rivière Tar jusqu’à la mer. Durant mai et juin, le dôme continue de grandir remplissant la cicatrice laissée par le petit effondrement du 6 mai. Le 20 juin, de petites coulées pyroclastiques descendent la partie supérieure de la vallée "Gages" ("Gages Valley"). Au début d'août, l'augmentation du nombre de séismes LP est liée à l'accroissement de l’intensité des avalanches rocheuses, ce qui produit des chutes de cendre au NO de l’île.

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Le NE du dôme et les pics vus le 5 septembre 2000. Photo © MVO.

D'août à novembre, la croissance continue du dôme est corrélée à la présence occasionnelle d'essaims sismiques et à de petites coulées pyroclastiques. L'altitude du dôme excède le précédent record et atteint 1077 m. le 13 novembre 2000.

Le 15 novembre, de petites coulées pyroclastiques sont observées dans la haut du "Goulet des Pneus" ("Tyre’s Ghaut") au NO du volcan alors que d’autres empruntent les Goulets de Tuitt et de White le 17 novembre. Le 7 décembre 2000, le volume total du dôme est estimé à 122 millions de m3, dont 64 millions de m3 appartiennent au nouveau dôme édifié en 2000. Les calculs fournissent un taux d’extrusion moyen de lave équivalent à 3 m3 par seconde.

De décembre au 23 février 2001, le dôme continue d'enfler. Les 23 et 24 février, un nouveau lobe s’est extrudé sur le flanc NE du dôme. Ce mécanisme a été accompagné par une activité de coulées pyroclastiques et d’avalanches rocheuses vers le Goulet de Tuitt. Le 25 février 2001, un petit effondrement se produit au sud vers la rivière Blanche et donne lieu à de petites coulées pyroclastiques. Le volume d’effondrement a été estimé par le M.V.O. à moins de 1 million de m3.

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Flanc nord & dôme. Photo © M.V.O.

Du 26 février au 2 mars 2001, le "tremor spasmodique" apparaît et est suivi par une extrusion accrue de lave sombre en blocs vers le sud qui colmate l’entaille laissée par l’effondrement du 25 février. Jusqu’au 18 mai, l’activité sismique est très faible suggérant un arrêt de la croissance du dôme. Quelques épisodes d’éjection de cendre sont néanmoins observés. Le 18 mai, le M.V.O. enregistre une augmentation soudaine des avalanches rocheuses et du nombre de signaux LP (Longue Période).

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Vue du dôme le 15 mai. Photo © M.V.O.
 

Ces phénomènes accompagnent la reprise de croissance au lobe lavique situé sur la bordure sud du dôme. Jusqu’en juillet ont lieu des épisodes de petites coulées pyroclastiques. Cette phase d’épisodes pyroclastiques culmine à la fin de juillet par la production de nombreuses petites coulées pyroclastiques qui dévalent la vallée de la rivière Tar. A la fin juillet, le dôme a atteint un volume de 162 millions de m3, ce qui est, à cette date, le volume de matériel accumulé le plus important depuis le début de l’éruption à la mi-juillet 1995.

Le 29 juillet 2001, un effondrement majeur du flanc est du dôme survient le lendemain de pluies torrentielles et de coulées de boue dans la rivière Belham. L’évènement débute à 17h00 et dure 8-9 heures, produisant quasi en continu des coulées pyroclastiques qui dévalent jusqu’à la mer dans la vallée de la rivière Tar. De larges zones aux alentours du village de Long Ground ont été affectées par les déferlantes pyroclastiques. Des vents violents de direction SE emportèrent la cendre aussi loin que Porto Rico et que les îles Vierges. Environ 45 millions de m3 du dôme ont été soustraits de la zone sommitale qui s’est affaissée durant cette courte période de 150 mètres.

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Le sommet du dôme vu en août 2001. Photo © M.V.O.

Le 3 août, on observe le dôme croître dans la cicatrice laissée par l’effondrement du 29 juillet. Jusqu’en septembre, l’activité sismique est caractérisée par un "tremor spasmodique" irrégulier mais assez intense. Dès la troisième semaine d’août, le nouveau dôme commence à produire des avalanches de roches et de petites coulées pyroclastiques. Des phases de "tremor spasmodique" sont associées à des essaims de secousses hybrides et de vigoureuses éjections de cendre. Le 12 septembre 2001, une période de 36 heures de tremor continu débute et est associée à une intense activité d’avalanches rocheuses. Le 21 septembre, le dôme actif excède 12 millions de m3, témoignant d’un taux moyen d’extrusion de 2,6 m3 par jour depuis l’effondrement du 29 juillet dernier. Les 4 et 5 octobre, des petits effondrements ont lieu sur le bord nord du dôme de lave et produisent une activité d’effusion pyroclastique qui dure plusieurs heures pendant laquelle au moins 4 flots de fragments volcaniques atteignent la mer à l’embouchure de la rivière Tar constituée désormais d’un delta de débris et matériaux fins. A partir du 14 octobre 2001 des effondrements de plusieurs millions de m3 de talus de matériaux meubles se produisent à partir du flanc SE du dôme édifié avant le 29 juillet en produisant de nombreuses coulées pyroclastiques vers les vallées de la rivière Tar et de la rivière Blanche. Le 9 novembre 2001, le dôme actif est à nouveau visible. Il continue a grandir sur son bord est produisant de petites coulées pyroclastiques et des avalanches rocheuses. Le sommet culmine à seulement 876 m. d’altitude à cette époque. A la mi novembre, la région sommitale est couronnée par une série d’aiguilles rocheuses verticales qui ont atteint une altitude maximum de 970 m.. A cette période, la croissance sur le flanc est du dôme stagne et une phase d’extrusion lavique apparaît à l’ouest. Jusqu’au 28 décembre 2001, on observe de petites coulées pyroclastiques et des avalanches de roches qui augmentent en intensité vers la fin du mois. Le 28 décembre, un petit effondrement, impliquant plusieurs millions de m3 de matériaux, se produit sur le flanc NE du dôme, ce qui génère des coulées pyroclastiques qui durent 1,5 heures et atteignent la mer via la vallée de la rivière Tar. Un panache lourdement chargé en cendres est éjecté vers l’ouest. Le dépôt de cendre a plus de 1 cm d'épaisseur dans la région de Plymouth.

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A suivre ....

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Montserrat dans le contexte du modèle de la tectonique des plaques.
 

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17:31 Écrit par Alain M./Alino dans Volcans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : montserrat, volcan gris, coulees pyroclastiques, cendre, dome, lahar |  Facebook |

25/03/2007

L'éruption explosive la plus longue des temps modernes; volcan Soufriere Hills sur l'île de Montserrat; 1ère parte.

L’éruption d’un volcan gris (type explosif) la plus longue de l’histoire des temps modernes (près de 12 ans); Soufriere Hills sur l’île de Montserrat (archipel des Petites Antilles; Caraïbes).

 

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Situation générale de l'île de Montserrat.

 

1ère partie

 

Montserrat est souvent décrite comme l'île d'émeraude des Caraïbes, à cause de sa ressemblance avec l'Irlande côtière et des descendants irlandais de la plupart des premiers colonisateurs européens.

 

Elle s’étend sur 102 km² et compte environ 4800 habitants (± 47 hab./ km²). La ville principale, située au SO de l’île, est Plymouth et fût partiellement détruite en 1997 par l’éruption du volcan. L’île est un territoire britannique d’outre-mer.

 

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Carte schématique de Montserrat.

 

Après un long repos de 350-400 ans et l'apparition d'essaims sismiques précurseurs en janvier 1992 et en juin 1994, l'éruption de Soufriere Hills a débuté le 18 juillet 1995 à l’intérieur d’une structure d’environ 1 km de diamètre  limitée par des parois hautes de 100 à 150 mètres et ouverte vers l’est. Cette structure en forme de fer à cheval est appelée le cratère des anglais (« English’s Crater »).

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Nouvelles bouches éruptives photographiées le 15 août 1995. Le dôme de lave de Castle Peak s'est réactivé après une longue période de sommeil qui a duré 350 à 400 ans.

 

Les 4 premiers mois de l’éruption ont été caractérisés par l’existence d’essaims sismiques très intenses et de violentes explosions de vapeur (explosions phréatiques) causées par le réchauffement rapide de l’eau souterraine associée à la montée du magma. Le magma a atteint la surface vers la mi-novembre 1995, date à partir de laquelle un nouveau dôme de lave commença à se former. Le lave a une composition typique des volcans des Caraïbes et est connue sous le nom d’andésite (dénomination provenant des laves émises par de nombreux volcans de la Cordillère des Andes). Une telle lave est si visqueuse qu’elle s’empile autour de la bouche éruptive pour former un dôme, un monticule de débris à pentes raides pouvant atteindre une hauteur de plusieurs centaines de mètres.

 

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Le nouveau dôme de lave d'andésite, photographié ici le 11 janvier 1997, occupe une plus ou moins grande partie du cratère des anglais ("English's Crater") selon sa croissance.

 

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Carte du sud de l'île où s'élève le volcan Soufrière Hills (alt.: ± 915 m.; aujourd'hui - mars 2007- 1050 m.). Notez les nombreuses vallées qui partent en éventail du sommet du volcan. Ce sont les chenaux d'écoulement des coulées pyroclastiques, avalanches de blocs et des coulées de boue (lahars) en saison des pluies/ouragans.

 

Au fur et à mesure que le dôme croit en taille, il devient instable et des parties de ce dôme sont suceptibles de s’écrouler soudainement en créant des avalanches de débris sur les pentes et, simultanément, se désintégrer pour donner naissance à des coulées de fragments et de cendre volcanique connues sous le nom de coulées pyroclastiques ou sous leur désignation francophone de « nuées ardentes » (terme utilisé pour la première fois par le volcanologue Alfred Lacroix lors de l’éruption catastrophique de la Montagne Pelée en mai 1902 qui causa la mort de 32.000 personnes). Les coulées vont de petites avalanches dévalant les flancs du dôme jusqu’aux effondrements massifs du dôme donnant lieu à des mouvements de masse (plusieurs millions de tonnes) de fragments de lave se déplaçant à des vitesses de plus de 100 km/h et atteignant des températures supérieures à 800°c.

En avril 1996, les premières grandes coulées pyroclastiques dévalèrent la vallée de la rivière Tar (Tar River) située à l’est du volcan. En mai 1996, les coulées pyroclastiques sont entrées pour la première fois en mer sur la côte est et elles étaient plus larges encore en juillet, août et début septembre. Un changement majeur dans le comportement du volcan s’est produit aux alentours du 20 juillet et annonçait une escalade dans l’activité pour les mois suivants. La première éruption explosive du volcan a eu lieu le 17 septembre 1996. Elle a généré une colonne éruptive haute d’environ 14 km et a projeté des roches de 1 mètre de diamètre jusqu’à environ 2 km du volcan. L’augmentation rapide de l’intensité éruptive et le nouveau comportement explosif ont été engendrés par un rapide mouvement ascendant de magma riche en gaz vers la surface. L’éruption explosive a été déclenchée par l’effondrement, sous forme d’avalanches, d’environ 30% du dôme au cours des 12 premières heures pendant lesquelles le magma riche en gaz s’est décomprimé (la phase gazeuse s’individualise alors et se sépare du magma pour former des bulles) dans les entrailles du volcan.

 

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Explosion au dôme du volcan Soufriere Hills. Le panache est composé essentiellement de débris (blocs) issus du démantèlement du dôme d'andésite, de matériaux fins (cendre),  de gaz volcaniques et de vapeur d'eau.

 

La croissance du dôme a recommencé deux semaines après l’éruption explosive du 17 septembre 1996. Le taux de croissance ainsi que la taille du dôme ont augmenté durant les mois suivants, croissance interrompue à plusieurs reprises par une série d’épisodes de coulées pyroclastiques. Le dôme devint si imposant qu’il finit par remplir entièrement le cratère des anglais ("English's crater"). Les parois du cratère protégeaient les flancs SO, O et N du volcan des coulées pyroclastiques, mais en mars 1997, le mur SO a été submergé et à partir de juin 1997 le mur nord a été enseveli. Les éruptions majeures de coulées pyroclastiques du 25 juin 1997 ont tué au moins 19 personnes et les coulées ont presque atteint l’aéroport situé à 5,5 km au NE du volcan. Fin juillet 1997, des larges coulées pyroclastiques dévalèrent les vallées sur le flanc ouest, ce qui a causé la destruction partielle de Plymouth, la ville principale de l’île.

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La ville principale de l'île, Plymouth, photographiée le 12 juillet 1997, soit environ 3 semaines avant la première coulée pyroclastique importante (du 3 août) qui devait sonner le glas de la ville.

 

Après les effondrements majeurs du dôme au début août 1997, des éruptions explosives se sont produites à des intervalles très réguliers (12 heures) sur une période de 8 jours. Ces éruptions ont donné naissance à un nouveau type supplémentaire de danger : les coulées pyroclastiques formées par les explosions plus que par les avalanches du dôme devenu instable. Bien que le comportement et les dangers de ces coulées pyroclastiques soient identiques au type des coulées pyroclastiques d’effondrement de dôme, elles sont moins influencées par la topographie étant donné que l’explosion peut propulser des matériaux dans toutes les directions autour du volcan. Le phénomène s’explique par l’effondrement de la colonne éruptive, à l’origine verticale, sur elle-même.

La coulée pyroclastique la plus importante jusqu’à cette date a eu lieu le 21 septembre 1997 et a détruit le terminal de l’aéroport. Une période prolongée de calme relatif, régulièrement interrompue par des épisodes d’éruptions explosives, a suivi. Entre le 22 septembre et le 21 octobre, 75 explosions se sont produites en raison de 1 toutes les 9,5 heures en moyenne. Les explosions ont produit des colonnes éruptives hautes de 5 à 12 km et les évènements explosifs les plus violents ont été légèrement moins puissants que l’explosion du 17 septembre 1996. Depuis lors, le dôme continue à croître et des effondrements ultérieurs du dôme ont généré un nombre plus important de coulées pyroclastiques.

 

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Coulée pyroclastique du 9 janvier 2007.

 

Jusqu’à fin 1997, la tendance générale de l’éruption a été une lente intensification. Le flux moyen de magma durant les 6 premiers mois a été inférieur à 1 m3/s ; il a atteint 2,3 m3/s en 1996 et 5 à 8 m3/s au cours des 6 derniers mois. Plusieurs oscillations sont surimposées sur la tendance générale. La croissance du dôme et son activité peuvent être bien inférieures à la moyenne pendant des jours ou des semaines et ensuite augmenter assez rapidement bien au-dessus de la moyenne.

 

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Graphique illustrant l'augmentation régulière du volume de roches émises par le volcan Soufriere Hills en fonction du temps, du 15/11/95 au 24/12/97.

 

L’activité est ponctuée par des épisodes majeurs d’effondrement du dôme et par la génération de coulées pyroclastiques. Chacune des 3 périodes majeurs d’activité est intervenue après des effondrements majeurs du dôme. Les mesures du flux de dioxyde de soufre libéré par le volcan, montre une augmentation régulière au cours du temps.

 

... à suivre (voir ci-dessus)

 

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Site web du "Montserrat Volcano Observatory"

 

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Effets des coulées ("flows") et déferlantes ("surges") pyroclastiques au volcan Soufrière Hills (en anglais).
 
WhereVolHaz

Plus généralement, cliquez sur le schéma ci-dessus pour en apprendre plus à propos des différents types et effets liés aux risques volcaniques (an anglais).

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Mise à jour régulière de l'activité actuelle de Soufriere Hills (page web "LAVE-Belgique).

 

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